Burnout : Dominator

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Burnout : Dominator

Message par Général Kenobi le Ven 23 Mar 2007, 22:49

Burnout Dominator


Alors que depuis des années, le gouvernement insiste puissamment sur le thème de la sécurité routière, à grands renforts de radars fixes et de contrôles impitoyables, la série des Burnout s'est faite l'amie des conducteurs aigris, en manque de burns sur autoroute, de drifts en centre-ville et de massacre de parcmètres. Burnout Dominator, dernier-né de cette dynastie corruptrice, déboule aujourd'hui sur PS2 pour vous aider à surmonter votre frustration. Amis routiers, en piste !



La série des Burnout a connu de multiples remaniements plus ou moins prononcés au cours de ces dernières années. Certains mécanismes du gameplay se sont vus affinés, d'autres au contraire ont été impitoyablement abandonnés sur le bord d'une nationale, de nouveaux modes ont été déployés pour enjoliver une machine de guerre qu'on savait déjà rutilante, et aujourd'hui Burnout Dominator débarque pour se positionner en digne héritier de la dynastie. Pourtant, Burnout Dominator n'est pas à proprement parler une suite, puisque le cinquième épisode de la série, prévu sur Xbox 360 et PS3, est toujours en train de se faire bichonner dans les garages de Criterion. Non, Burnout Dominator, fait plutôt office d'épisode intermédiaire, de trait d'union entre un Burnout Revenge bourrin à souhait et le futur de la série sur consoles nouvelle génération.

Enchaîner les Burnouts est la clé de la réussite.


Burnout Dominator n'invente ni ne chambarde rien, mais il reprend beaucoup d'aspects de ses prédécesseurs pour les réassembler à sa façon. Et force est de constater que le résultat est plutôt convaincant. Exit l'aspect destruction de masse de l'épisode Revenge pour se recentrer sur une conduite un peu plus précise et technique, toutes proportions gardées bien sûr, puisque c'est d'un jeu résolument arcade qu'il s'agit. La série n'a donc pas vendu son âme et il sera toujours question de conduite dangereuse, de slaloms entre des automobilistes innocents, d'envolées grandioses, de massacres des autres compétiteurs à coups de Takedowns et de grandes giclées de boost. Si l'on retrouve les désormais traditionnels modes Course, Tour Boosté où vous serez seul contre le chrono, Road Rage et sa tôle froissée, Eliminateur et son système tout droit inspiré d'Highlander et enfin Grand Prix, on ne manquera pas de remarquer l'arrivée de petits nouveaux.

On peut toujours orienter notre carcasse après un accident, histoire de calmer les autres pilotes.


Ainsi, en mode Déjanté, il sera question d'atteindre une limite de points précise en réalisant toutes les figures les plus dangereuses du soft : conduite à contre-sens, esquiver les véhicules, boost en continu, dérapages de folie et tout le tintouin. Le mode Défi vous proposera selon cas de vous attacher spécifiquement à une des manoeuvres citées ci-dessus pour tenter encore une fois d'amasser un maximum de points. Au cours de certaines courses, certains objectifs supplémentaires, des Défis, vous seront assignés. Il faudra alors réaliser deux Takedown sur un adversaire spécifique, avec à la clé l'obtention de nouveaux véhicules ou de nouvelles épreuves. Enfin, si vous réussissez 4 de ces Défis, vous aurez le droit de participer à l'épreuve ultime de chaque catégorie : le Défi Domination avec en cadeau une voiture Dominator, racée et surtout puissante. Bref, il y a de quoi faire, même si les plus attentifs auront sans doute remarqué la disparition de l'excellent mode Crash et ses carambolages aussi alambiqués que jouissifs.

Selon le pays dans lequel on se trouve, on ne conduira pas du même côté...


Après cette description exhaustive, et sans doute soporifique, des différentes options de jeu, jetons maintenant un oeil à ce qui se passe effectivement sur la route. Tout d'abord, sachez que votre sacro-sainte jauge de boost, qu'on remplira en enchaînant les folies, se comporte plutôt comme celle de Burnout 2. Il n'est donc plus question de la voir s'agrandir ou rétrécir en fonction de vos performances routières. En revanche, si vous parvenez à la remplir totalement, elle virera au bleu et vous donnera la possibilité d'accéder à une Supercharge. Arrivée à ce niveau-là, le but est de déclencher la Supercharge et de la maintenir jusqu'à ce que la jauge se soit totalement vidée. Cela s'appelle un Burnout, et c'est aussi le meilleur moyen de remporter des points. Mais attention, ce n'est pas tout ! Si pendant que vous déchaînez votre Supercharge sur l'asphalte, vous parvenez à prendre encore plus de risques, une jauge secondaire se remplira et déterminera la quantité de boost qui vous sera attribuée à l'issue de votre Burnout. Si vous avez les reins assez solides pour remplir cette jauge avant la fin de votre Burnout, vous pourrez alors profiter d'une deuxième Supercharge, et donc d'encore plus de points, de sueur et de tension. Bref, Burnout Dominator vous incite plus que jamais à mettre le feu au gravier, et c'est tant mieux.

Si vous parvenez à démolir ce rival, vous gagnerez son véhicule.


Parvenir à enchaîner 3 ou 4 Burnouts d'affilée devient donc la récompense ultime, d'autant que cette fois, on ne ne pourra plus faire voltiger les autres automobilistes comme ce fut le cas dans Revenge. Et oui mes bons amis, il n'est plus question de désosser les véhicules qui roulent dans le même sens que vous. Et si comme moi, vous aviez pris l'habitude de tout démonter dans Revenge, vous risquez fort de souffrir ignoblement pendant vos premières minutes de jeu. Les différents parcours et circuits proposés restent cependant dans la droite ligne de ce qu'on avait pu découvrir avec Revenge et on aurait sans doute souhaité plus de variété. On retrouvera tout de même avec délectation les petits raccourcis et autres chemins de traverses qui faisaient tout le charme des derniers épisodes et incitaient le pilote à revenir régulièrement explorer les pistes. Cela dit, les développeurs ont intégré un petit changement à ce système. Vous rappelez-vous des Takedown Signatures ? Mais oui, ces endroits spécifiques où l'on devait écrabouiller un concurrent afin d'empocher une photo souvenir ! Et bien maintenant, c'est en suivant ce principe sadique, et seulement ainsi, que vous pourrez espérer déverrouiller les raccourcis les plus pratiques, et souvent dangereux. Les chemins ainsi ouverts le resteront toujours après coup, mais vous voilà maintenant avec une raison de plus de chercher le Takedown parfait.

Bref, Burnout Dominator n'est certainement pas le symbole du renouveau de la série et ne se considère absolument pas comme une véritable suite. Pourtant, cette nouvelle association de certains des aspects les plus intéressants des précédents épisodes fait de Burnout Dominator un excellent jeu de courses, parfait pour nous faire patienter jusqu'à la sortie du prochain volet. Dommage que l'excellent mode Crash ait été balancé au fossé en route.






Graphismes
18/20C'est le moteur de Burnout Revenge qu'on retrouve ici et qui s'amuse toujours à faire cracher ses tripes à la PS2. L'impression de vitesse est toujours aussi saisissant, de même que l'effet de flou qui embellit l'image sans pour autant la rendre illisible. En mode Road Rage, votre machine de guerre aura même la joie de se déformer un petit peu jusqu'à l'inévitable destruction. Bref, du tout bon.

Jouabilité
17/20Plus délicate quand dans Burnout Revenge à cause d'un trafic redevenu solide et des circuits plus orientés vers la course que vers le Takedown, la maniabilité du soft reste malgré tout exemplaire et relativement facile à maîtriser. En revanche, décrocher la médaille d'or dans certains modes de jeu, notamment en Déjanté, demande des trésors de patience et des réflexes surhumains. Et plus vous progressez, plus la nécessité de réaliser des chaînes de Burnouts se fera pressante. Voilà de quoi vous stimuler et vous pousser à exceller !

Durée de vie
15/20C'est maintenant une habitude avec Burnout, le nombre d'épreuves proposées devrait vous tenir suspendu à l'accélérateur, la bave aux lèvres, pendant de très nombreuses heures. Cela dit, le mode Crash a tout simplement disparu, tout comme la possibilité de jouer en ligne ! Si ce n'est déjà fait, il ne vous reste plus qu'à investir dans un deuxième pad et une plus grande télé pour pouvoir défier un pote en écran splitté.

Bande son
16/20Bruitages de qualité et musiques rock dans la plus pure veine des autres épisodes constituent une trame de fond solide pour un tel jeu. Lors des menus, vous retrouverez les morceaux de l'épisode Revenge, histoire de vous montrer que vous êtes toujours en terrain connu...

Scénario
-/20Néant.

Note Générale
16/20Un excellent petit Burnout. Presque parfait en terme de jouabilité, puisque les diverses améliorations sont pour le mieux, le soft oublie tout de même en chemin quelques-uns des plus agréables moments des précédents épisodes (Crash, où es-tu donc doux prince ?). Burnout Dominator semble donc étrangement incomplet, même si le plaisir de jeu ainsi que l'adrénaline sont toujours présents. Quoi qu'il en soit, si vous attendez des changements plus radicaux, il serait plus avisé d'attendre la sortie du prochain épisode sur PS3 et Xbox 360.













Source : Jeuxvideo.com[/u]
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